Enfin, le numéro 5 de k'eskon attend ?



Le numéro de mars est sorti, avec juste quelques jours de retard, mais c'était pour faire gronder l'impatience...

Commentaires

severine a dit…
et les commentaires...
Anonyme a dit…
Le hasard est souvent heureux, quoiqu’on dise. J’eus, en effet, la chance de pouvoir feuilleter une petite revue, sans doute relativement peu lue, si j’en crois les quelques échos qui m’ont été rapportés, mais qui pourtant mérite une grande attention.

Elle est entièrement rédigée, m’a-t-on dit, par les élèves d’un collège de Châtellerault, le collège René Descartes, et ce avec une régularité si exemplaire, une qualité de reportage si rare, qu’il m’a semblé important de le devoir souligner.

Bien plus qu’une de ces nombreuses feuilles de choux estudiantines qui fleurissent et le plus souvent meurent avec les premiers frissons d’hiver, c’est une page d’histoire d’une petite ville de province qui vécut ses heures de gloire au temps, entre autres, d’une ministre première, et vivote en traînant derrière elle, alentour, le plus souvent, la lourde image d’improbables et anecdotiques difficultés qu’on attribue généralement à son quartier qu’on dit chaud en la plaine d’Ozon.

L’existence de ce petit document est mieux à même que tout autre grand discours de prouver, s’il le fallait, qu’il se faut toujours méfier des idées trop vite reçues, et que ne se trouvent point les trésors les plus rares que dans les quartiers les plus huppés.

Si, il y a un siècle à peine, la famille constituait souvent un des atouts majeurs de la transmission des savoirs, cette période est, il le faut bien concéder, largement révolue. S’il fallait prouver que le monde de l’entreprise ignore grandement le monde de l’enfance et de l’adolescence, il ne suffirait que de montrer combien il est difficile pour des parents de gérer les défaillances de l’école lorsque celle-ci, glorieux rempart de nos désertions adultes, vient à fléchir, ou la difficulté qu’ont nos jeunes à trouver des stages, coûteux, dit-on souvent, pour une entreprise sous pression et en compétition, qui voudrait souvent que ses stagiaires- de préférence les élites- lui rapportent plus qu’ils ne lui coûtent.

C’est pourquoi, je crois, cette voix, venue du printemps, est si importante à nos oreilles de mères et nos consciences de pères car elle nous ramène au sens exact de nos réalités et de nos responsabilités.

Je remercie donc tous ces nobles rédacteurs d’avoir ainsi rappeler à mes vieux sens émoussés par le temps quelques unes des notions fondamentales à ne jamais perdre de vue.

Avec toute mon amitié


Michel BILLY
Anonyme a dit…
Qu’est-ce qu’on attend…pour que soient heureux nos enfants ?

Mais, bon sang, mes amis, qu’est-ce qu’on attend
Pour agir afin que nos enfants soient un jour heureux ?
Nous contenterons-nous donc toujours de discours creux
Qui laissent leurs projets s’enliser, au mieux stagner en un état latent ?


Il ne faut, aujourd’hui, que des élites et des gens compétents
Nous disent des adeptes de la sélection aux discours sulfureux :
A force de combats d’arrière-garde, ces vieux chevaliers preux
N’ont-ils point oublié l’essentiel des forces de leurs jeunes printemps ?

Avons-nous des raisons d’être de nous contents,
Nous, les vieux, qui nous étendons sur nos succès nombreux,
Quand nos petits, à la mine tirée et au teint bien cireux,
Galèrent comme des malades pour un emploi…même pas à plein temps ?

N’est-il point essentiel, n’est-il point important
D’aider ces jeunes qu’on traite trop souvent d’affreux
Parce qu’il n’ont pas, céans, ces discours doucereux
Qui font le charme des vieux…quand ils sont impotents ?

Je connais des ados, mes amis, qui sont toujours partant
Pour conduire des projets aussi exquis que généreux :
Ne les laissons point sur la route comme jadis lépreux
Car ils sont, plus que nous, en tous point méritants.

Et j’admire, mes amis les rédacteurs de « K’eskon attend ? »,
Jeunes gens pleins d’allant en tous points désireux
De séduire le sceptique autant que l’amoureux ;
Ne les décevez point, et n’ignorez plus, mes amis, talent si éclatant !

Poitiers le 15 mars 2008


Hermann DAKOTE