Emprisonnée pour résistance












Lors de la journée de la presse, nous avons rencontré madame Moreau, qui, en 1940, avait 20 ans.


Cette femme travaillait à la Manufacture d'Armes de Châtellerault dans un atelier exclusivement féminin. Elle et trois de ses amies, se sentant patriotes, décidèrent de ne pas accepter l'humiliation de l'occupation du pays par les Allemands. Elles décidèrent donc de s'engager dans un mouvement de résistance nommé "les francs Tireurs et Partisans", qui consistait à saboter des pièces de la Manufacture, à rédiger des tracts, à transporter des armes et des explosifs, à faire dérailler des trains contenant du matériel allemand.


Le 17 février 1943, un traître dénonça tout le réseau pour de l'argent. Comme le dit madame Moreau, "il ne peut pas être français pour avoir fait ça". Ils les emmenèrent dans la prison de la Pierre Levée, à Poitiers, pendant un mois. Interrogatoire tous les jours mais "quand on est un bon français, on ne dit rien, il n'y a donc eu aucune réponse de la part des résistants", nous dit madame Moreau.


Les Allemands, pour se venger, fusillèrent 130 personnes à Biard, près de Poitiers... Puis les résistants prisonniers furent envoyés à Romainville pendant un mois, dans la région parisienne, et partirent par wagons à bestiaux dans le camp de concentration de Ravensbrück, en Allemagne : un camp exclusivement féminin. Le voyage dura quatre jours et trois nuits. Madame Moreau portait le numéro 19360 : à la fin de la guerre, elles étaient 123000...


Pendant trois ans et demi, elles travaillèrent pour l'Allemagne à construire des armes qu'elles essayaiet de saboter, à creuser des tranchées, à faire des routes en tirant un cylindre pour tasser des pierres.


Un matin, pendant que les Allemands se préparaient à les compter, ils ont conduit les prisonnières sur une route, les firent marcher pendant quatre jours et cinq nuits : elles n'avaient ni à manger ni à boire. Un soir, elles se retrouvèrent entre deux feux, elles profitèrent de la négligence d'un garde allemand pour s'échapper. Elles rampèrent jusque dans une forêt et se rendirent compte qu'elles étaient libres : elles allèrent dans un village où elles rencontrèrent des prisonniers de guerre français qui les ont cachées et nourries.


Un matin, les russes arrivèrent dans le village, le 1er mai 1945 : Madame Moreau fête tous les 1er mai sa libération.


Pour moi, madame Moreau et ses amies ont dû vivre des choses inimaginables et inoubliables...



Corentin Pasquier, Collège George Sand.


Commentaires

aya a dit…
"Les guerres sont d' horribles situations"
(film narnia mot du père noël)
lin a dit…
I agree with many points. But in some areas, I feel we need to be more aggressive. Just my opinion. Love ya. bridal jackets Camera Louboutin Shoes pumps christian louboutin. Accessories